Contrairement aux cryptomonnaies comme le bitcoin, complètement décentralisé et à l'émission régulée par un algorythme, les stablecoins sont émises par des entreprises qui fixent leur cours sur celui d'une monnaie ou d'un panier de devises, à l'image du projet Libra de Facebook.

"Nous allons lancer rapidement une consultation pour nous assurer que les nouvelles formes de devises émises par des entreprises privées, les stablecoins, répondent aux mêmes normes élevées que nous attendons d'autres formes de paiement", a affirmé le ministre.

Les stablecoins pourraient "transformer la façon dont les gens conservent et échangent leur argent, et rendraient les paiements plus rapides et moins chers", a pour sa part souligné le Trésor dans un communiqué.

La Banque d'Angleterre et le Trésor travaillent par ailleurs conjointement "sur la question de l'émission de monnaies digitales, complémentaires de l'argent liquide, par des banques centrales".

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, avait annoncé début septembre que l'institution "explorait" l'idée d'une monnaie numérique émise par une banque centrale.

M. Bailey s'est félicité lundi dans un communiqué de l'annonce du ministre, "car nous continuons de chercher des moyens de rendre les paiements plus sécurisés et plus efficaces".

La Banque d'Angleterre n'est pas la seule à travailler sur l'hypothèse d'une monnaie virtuelle émanant d'une banque centrale.

En janvier, la Banque des règlements internationaux (BRI) avait annoncé la création d'un groupe de travail dédié à cette question et réunissant, outre la BoE, la Banque centrale européenne, la banque centrale de Suède ainsi que la Banque du Canada, celle du Japon et celle de la Suisse.

Fin 2019, 80% des banques des 66 banques centrales interrogées avaient lancé des travaux sous une forme ou une autre, selon la BRI. Mais 70% d'entre elles avaient répondu qu'un lancement de versions numériques de leur monnaie était encore "peu probable" dans un "futur proche".