Adopter rapidement des mesures pour contrer le réchauffement climatique est l'option la moins chère et celle qui engendre le moins de risques pour l'économie. C'est ce qu'a déclaré Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), qui effectue actuellement des stress tests (tests de résistance bancaire).

Ne prendre aucune mesure pour le climat est l'option qui comporte les coûts et les risques les plus élevés. Les résultats des stress tests permettent aux autorités et aux institutions financières de mieux évaluer les risques des 30 prochaines années.

L'exercice distingue les risques physiques, comme l'éventualité de catastrophes naturelles tels que des feux de forêt ou des inondations, et les risques de transition. Ces derniers sont les conséquences de mesures implémentées pour réduire les émissions de CO2 notamment de l'industrie minière, l'industrie de l'acier ou le secteur énergétique.

Ces deux types de risques pourraient "compromettre la stabilité financière", note M. De Guindos. "En fait, ils peuvent provoquer la faillite d'entreprises, et cela peut à son tour affecter la position des banques."

La BCE examine trois scénarios : une politique climatique efficace et opportune qui met fin au réchauffement de la planète; un scénario dans lequel aucune nouvelle mesure climatique n'est prise; et un scénario dans lequel des mesures sont d'abord reportées, puis soudainement plus sévères.