Alors que les commerçants avaient espéré, avec l’autorisation de refaire son shopping accompagné, que la période de soldes soit prolongée au moins jusqu’à la mi-septembre, c’est finalement bien ce lundi 31 août qu’elle prend fin. Et, à l’heure des bilans, on est loin de se montrer satisfait puisque les chiffres de vente restent dans la rouge, avec un stock estimé à 35 à 40 % en rayons. Contraste avec les soldes 2019 qui s’étaient terminés en légère augmentation (+1 %).

Pour les commerçants, c’est donc à nouveau la douche froide. Après des semaines de confinement et un redémarrage en douceur, ils comptaient fermement sur ces soldes pour se refaire de la trésorerie et acheter les prochaines collections.

“Cela démontre que l’assouplissement des mesures (possibilité de faire son shopping à deux sans limite de temps) est arrivé trop tard et que cette mesure est bien trop limitée”, note Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

La rentrée scolaire ne coïncidera donc pas avec la rentrée des nouvelles collections pour tous les détaillants. Ils sont d’ailleurs 73 % avoir acheté moins pour cette saison et plus de 6 commerces sur 10 ne sont tout simplement pas en mesure de payer leurs fournisseurs.

“Un autre point d’attention très important : un commerce de détail sur cinq devra déposer le bilan avant la fin de l’année. Il faut donc de toute urgence des mesures supplémentaires. Pensons notamment à une diminution globale de la TVA à 6 %, comme dans l’horeca.”

Les perspectives ne sont donc pas réjouissantes pour les semaines et les mois à venir. Craignant de ne pas écouler suffisamment de marchandises avant la prochaine période de soldes, de nombreux commerçants plaident pour un report des soldes d’hiver au 15 janvier ou au début du mois de février, en fonction des ventes durant l’automne.