"J'ai exprimé au président Alberto Fernandez tout le soutien du Portugal sur ce sujet", a déclaré le Premier ministre portugais Antonio Costa, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec le chef d'Etat argentin.

Rappelant que le Portugal avait lui aussi obtenu en 2011 un prêt du FMI dont le taux d'intérêt était aggravé en fonction du montant des fonds obtenus, M. Costa a estimé que ces conditions étaient "très dures".

"Il serait temps d'avoir au moins une suspension de cette majoration pour aider les pays qui doivent en même temps réduire leur dette et lutter contre le Covid", a-t-il souligné.

Le président argentin a pour sa part expliqué qu'il œuvrait "non seulement à trouver un accord entre le Fonds monétaire et l'Argentine, mais aussi à modifier certaines règles du système financier international, comme par exemple cette majoration".

"Ce que nous réclamons c'est un accord qui n'engage pas l'avenir et le développement de l'Argentine", a-t-il souligné.

M. Fernandez, un péroniste âgé de 62 ans, poursuivra cette semaine son périple européen pour s'entretenir avec les chefs d'Etat ou de gouvernement d'Espagne, de France et d'Italie. Il doit aussi rencontrer son compatriote, le pape François, jeudi au Vatican.

Sa tournée fait suite à un déplacement en Europe du ministre argentin de l'Economie, Martin Guzman, qui avait affirmé à Paris avoir trouvé des "appuis très importants" avant des négociations avec le FMI.

L'Argentine doit rembourser au cours des trois prochaines années la quasi totalité des 45 milliards de dollars prêtés par le FMI au gouvernement précédent du libéral Mauricio Macri.

M. Fernandez sera jeudi au Vatican, le même jour que la directrice du FMI, Kristalina Georgieva, qui participe à un séminaire international auquel M. Guzman est également invité.