La FGTB organise vendredi à 10h00 une action symbolique devant la gare de Bruxelles Centrale dans le respect des mesures sanitaires en vigueur, afin de dénoncer la marge salariale de 0,4 %, point de discorde entre patronat et syndicats. En parallèle, une journée d'actions est organisée vendredi dans plusieurs entreprises du pays par le front commun syndical. Les syndicats estiment qu'une marge salariale de 0,4 % pour les deux prochaines années revient à "se moquer des travailleurs". Cette journée d'actions pourra prendre la forme d'arrêts de travail ou de réunions du personnel par exemple, avait précisé la FGTB.

Les syndicats revendiquent notamment une marge salariale indicative, un salaire minimum à 14 euros de l'heure ou 2 300 euros par mois, ainsi qu'une amélioration des régimes de fin de carrière. Les représentants veulent également que la liaison du montant des allocations sociales à l'évolution des salaires (l'enveloppe Bien-être) soit négociée indépendamment de l'accord interprofessionnel.

Syndicats et employeurs négocient tous les deux ans au sein du Groupe des 10 un accord interprofessionnel qui détermine les conditions salariales et de travail dans le secteur privé. Le point de départ de ces négociations est le rapport du Conseil central de l'économie (CCE). Cette année, ce rapport estime que les salaires ne pourront augmenter que de 0,4% en 2021 et 2022, hors index.