L'Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action citoyenne (Attac) avait déposé plus tôt dans l'année des plaintes déontologiques à l'encontre de deux avocats fiscalistes et un expert-comptable impliqués dans le scandale d'évasion fiscale des Dubaï Papers. Des centaines d'associations - via des coupoles comme le CNCD - lui ont emboîté le pas, indique jeudi la FGTB. Les chiffres de l'évasion fiscale "sont intolérables quand on sait que" celle-ci "se fait au détriment de notre sécurité sociale et des services publics", justifie le syndicat socialiste.

"Il est fondamental que chacun contribue à hauteur de ses moyens, et en particulier à hauteur de ce que le législateur lui impose. Or, grâce à certains avocats fiscalistes, experts-comptables et réviseurs d'entreprises, une partie de l'évasion fiscale est rendue 'légale' au sens où ils utilisent des mécanismes qui ne sont pas formellement interdits par la loi pour l'organiser."

Cependant, légalité n'est pas légitimité, relève le syndicat. "C'est pour cette raison que la centrale générale - FGTB, ainsi que diverses associations dont le CNCD ou Solidaris ont décidé d'emboîter le pas à Attac et de porter eux aussi plainte déontologiquement auprès des ordres professionnels de trois personnalités impliquées dans le scandale des 'Dubaï Papers'."

D'après la FGTB, cela représente près de 250 citoyens et 13 associations plateformes en regroupant 460 au total qui ont déjà porté plainte. La procédure est ouverte jusqu'au 31 octobre 2020.

Des enquêtes internes ont déjà été ouvertes par l'Institut des experts comptables et conseils fiscaux (IEC) et l'Ordre francophone des avocats du barreau de Bruxelles.