Lundi, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Dunkerque, les promoteurs du projet d’éoliennes offshore à une dizaine de kilomètres du littoral dunkerquois, en limite des eaux belges, ont confirmé leur volonté de le voir sortir des eaux à l’horizon 2027.

De quoi donner lieu, du côté belge, à un autre engagement. L’emplacement bloquant les routes maritimes historiques vers le Royaume-Uni, le ministre de la mer du Nord, Vincent Van Quickenborne, les communes côtières de La Panne, Coxyde et Nieuport qui seront visuellement touchées par ce projet, ainsi que le CEO du port d’Ostende, assurent que “la Belgique ne s’incline pas devant le projet français” et, au besoin, “aura recours aux moyens légaux” pour le contrecarrer, précisent les alliés dans un communiqué de presse.

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Pour rappel, ce projet de parc éolien, mené par EDF et RTE, inscrit à seulement 10 km des côtes de Dunkerque, comptera 46 très hautes éoliennes sur une superficie de 55 km². Des discussions au plus haut niveau ont déjà eu lieu. Deux consultations publiques se sont tenues, en France et en Belgique (numérique pour celle-ci). Les promoteurs avaient jusqu’au 15 mai au plus tard pour indiquer s’ils poursuivaient ou non le projet et comment. Ce lundi, ils ont donc annoncé vouloir le poursuivre. Sans prendre le gouvernement belge par surprise puisqu’il a été prévenu courant du week-end.

Un emplacement alternatif

Une lecture attentive du projet amendé doit encore se faire, en concertation avec le cabinet d’avocats désigné, mais d’emblée il se confirme que “les plans actuels ne tiennent pas suffisamment compte des préoccupations des Belges”, lit-on encore. Et que “l’emplacement proposé pose (toujours) problème”. D’autant qu’une alternative, plus au nord, avait été suggérée, qui offrait “une solution à toutes les objections belges”. La Belgique, qui est l’un des acteurs concernés, dispose de deux mois pour introduire un recours contre cette décision. Même si pour l’heure, il privilégie le dialogue.