L'une des explications mise en avant par les républicains américains est que les candidats potentiels ne sont pas encouragés à retourner au travail alors qu'ils bénéficient de généreuses allocations chômage grâce au plan d'aide du président américain.

L'une des difficultés tient aussi au fait qu'une partie des écoles reste fermée aux États-Unis, au moins partiellement.

En avril, le taux de chômage est même reparti en légère hausse, alors qu'il reculait depuis le mois de mai, a annoncé vendredi le département du Travail.

Un consensus d'analystes tablait sur un million de créations, et même beaucoup plus pour les plus optimistes d'entre eux, grâce à la reprise économique désormais engagée aux États-Unis grâce à la campagne de vaccination accélérée contre le Covid-19 qui a permis d'assouplir les mesures de restriction d'activité économique.

Les gains d'emplois créés dans les loisirs, l'hôtellerie et les services, notamment, ont été effacés par les pertes enregistrées dans les services d'aide temporaire et de livraison de courrier entre entreprises, détaille le ministère. Le taux de chômage s'établit à 6,1 %, contre 6 % en mars, quand les analystes le voyaient reculer à 5,8 %.

Données de mars en forte baisse

Autre mauvaise nouvelle, les données de mars ont été révisées en forte baisse, et ce sont finalement 770.000 emplois qui ont été créés et non 916.000 comme annoncé initialement. En revanche, février a été un peu meilleur qu'initialement annoncé, avec 536.000 emplois créés au lieu de 468.000.

La reprise économique est soutenue aux États-Unis par le rythme rapide des vaccinations et par les aides du gouvernement, qui ont augmenté le pouvoir d'achat des Américains.

Ce contexte favorable avait permis aux économistes d'anticiper de très nombreuses créations d'emplois. D'autant plus que la dernière semaine du mois d'avril a même vu les inscriptions au chômage repasser sous la barre des 500.000, pour la première fois depuis mars 2020.

Cela reste toutefois deux fois plus élevé que le niveau d'avant la pandémie. Un peu plus de 16 millions de personnes percevaient toujours, mi-avril, une aide pour perte d'emploi ou de revenus, selon des données publiées jeudi.

Plus de 22 millions d'emplois avaient été détruits en mars et avril, sous l'effet des premières mesures de confinement. Les créations d'emploi avaient ensuite dépassé le million de mai à août, avant de ralentir avec la résurgence du virus à partir de l'automne. Mais plusieurs millions d'emplois manquent toujours.

Le Covid-19 avait fait passer le taux de chômage, en deux mois, de son plus bas niveau en 50 ans (3,5 % en février) à un plus haut depuis la Grande dépression des années 30 (14,8 % en avril).

Selon les dernières prévisions de la Banque centrale américaine (Fed), publiées en mars, le taux de chômage à la fin de l'année devrait tomber à 4,5 % en fin d'année.