Les journalistes auteurs des enquêtes seront entendus dans un premier temps. Des représentants des quatre grandes banques belges devraient suivre. "Devant la commission Panama Papers (mise en place sous la législature précédente après des révélations comparables), les banques sont venues nous jurer qu'elles avaient mis en place des procédures de contrôle et qu'elles ne participaient pas à des courants de fraude fiscale. 

Or, il apparaît que certaines banques seraient liées à des opérations où il y a des soupçons de fraude fiscale voire des infractions à la lutte contre le blanchiment. Dans une situation budgétaire aussi critique que la nôtre, la lutte contre la fraude fiscale est d'autant plus importante", a expliqué le président de l'ex-commission Panama Papers, Ahmed Laaouej (PS).

Les groupes politiques transmettront à la présidente de la commission, Florence Reuter (MR), la liste des personnes et institutions qu'elles souhaitent entendre. Outre des représentants d'ING, BNP Paribas Fortis, KBC et Belfius, des représentants de la Banque Nationale de Belgique, de la cellule anti-blanchiment, de l'Inspection spéciale des impôts et des magistrats devraient également être entendus.