Conjoncture

« Quelle sera notre attitude sur les gros dossiers qui doivent encore être votés ? Ma seule réponse à cet égard est de dire qu'on souhaite que Charles Michel vienne s'exprimer au Parlement pour évoquer la manière dont il envisage les cinq prochains mois », lance Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo à la Chambre. S'agira-t-il d'un nouveau gouvernement ? Avec quelle feuille de route ? Ou ne s'agira-t-il que d'un gouvernement qui, avec le soutien de la N-VA, ne fera que continuer ce qu'il a entrepris, et qui nous a déplu…» Bref, les écologistes sont clairs : ils ne seront pas la roue de secours d'une majorité qu'ils jugent « en perdition" "Pendant quatre ans, les écologistes n'ont eu de cesse de dénoncer les choix de ce gouvernement kamikaze". Même message côté socialiste. Le cdH, lui, s'est montré plus modéré. "Ce qui m'intéresse maintenant, c'est de voir comment répondre par un pacte sur le pouvoir d'achat, par un pacte sur le climat aux attentes et aux urgences de la population", a dit le président, Benoît Lutgen. A ses yeux, chacun doit essayer de dépasser "les réalités de (sa) propre formation politique". Le parti d'Olivier Maingain (Défi) est lui beaucoup plus virulent : "Si le Premier ministre veut être conséquent avec ses déclarations, il doit annoncer qu'il suspend l'examen du budget au parlement".