Le lobby Business Roundtable, qui représente les plus grandes entreprises américaines, a appelé Donald Trump à intervenir pour mettre fin aux violences au Capitole, causées par des partisans du président sortant pendant une séance consacrée à la certification des résultats de la présidentielle. "Le chaos dans la capitale de la nation est la conséquence d'efforts illégaux pour changer les résultats légitimes d'une élection démocratique. Le pays mérite mieux", a fustigé le groupe. "Business Roundtable appelle le président et les autorités à mettre fin au chaos et à faciliter une transition politique pacifique".

Ce lobby regroupe des fleurons américains allant d'Apple à Boeing en passant par American Express, Best Buy ou encore Bank of America.

Des centaines de manifestants favorables au milliardaire républicain ont envahi l'assemblée à Washington dans un climat insurrectionnel, interrompant la session du Congrès qui devait confirmer la victoire de Joe Biden.


"Le président sortant a incité à la violence dans une tentative de garder le pouvoir, et tout élu qui le défend viole son serment à la Constitution et rejette la démocratie au profit de l'anarchie", a de son côté réagi la National association of manufacturers dans un communiqué.

Pour Richard Trumka, président du puissant syndicat AFL-CIO, les violences au Capitole sont "une agression impensable contre la démocratie".

Des militaires de la Garde nationale ont été envoyés à Washington et Donald Trump a fini par demander à ses partisans, dans une courte vidéo, de "rentrer chez eux", sans toutefois condamner ces attaques.

Facebook et Twitter bloquent Donald Trump

Donald Trump a par la suite réaffirmé que l'élection avait été volée par les démocrates. Twitter a donc supprimé des tweets de Donald Trump, bloqué son compte pour douze heures et l'a menacé de suspension permanente, des mesures sans précédent décidées à la lumière des violences de ses partisans qui ont empêché la certification des résultats de la présidentielle.

Dans une vidéo, aussi retirée par Facebook et YouTube, le président sortant appelait ses partisans en train de prendre d'assaut le Capitole à "rentrer chez eux" mais y il déclarait aussi que l'élection avait été "volée".

Après Twitter, Facebook a temporairement suspendu le compte de Donald Trump.


"Nous avons déterminé deux infractions à nos règles sur la page du président Donald Trump qui débouchent sur une suspension de 24 heures, ce qui signifie qu'il perd la capacité de poster sur la plateforme pendant cette période", a expliqué la communication du groupe californien sur Twitter.

Twitter a également indiqué qu'il allait limiter la portée des tweets qui encouragent la violence au Capitole Ces tweets "ne pourront pas être retweetés ou 'aimés', et on ne pourra pas y répondre", a précisé le réseau social qui avait déjà pris de nombreuses mesures pour encadrer les échanges pendant une élection sous tension.