Le nombre d'Européens favorables à l'euro a atteint un niveau record depuis son introduction en pièces et billets en 2002, ressort-il d'un sondage publié vendredi par la Commission européenne, à deux jours du départ de son président Jean-Claude Juncker qui en fut l'un des pères spirituels. 

Pas moins de 65% des citoyens de la zone euro considèrent que la monnaie unique est bénéfique pour leur pays, un taux record. Et ils sont 76% à estimer que l'euro est bénéfique à l'Union européenne, un record là aussi.

Pour Jean-Claude Juncker, la signature qu'il a apposée il y a près de 28 ans au traité de Maastricht, dont il fut l'un des architectes depuis son poste de Premier ministre luxembourgeois et ministre des Finances, "a été la plus importante de ma vie".

"L'euro, qui vient de fêter son 20e anniversaire, est devenu un symbole d'unité, de souveraineté et de stabilité", affirme-t-il.

"L'euro et moi sommes les seuls 'survivants' du traité de Maastricht; aussi, je me réjouis de voir un tel niveau de soutien en faveur de notre monnaie unique aux derniers jours de mon mandat en tant que président de la Commission européenne. L'euro a été le combat de toute une vie. Il constitue l'un des meilleurs atouts de l'Europe pour l'avenir", a ajouté M. Juncker.

Selon le sondage, quatre répondants sur cinq s'accordent à dire que l'euro a facilité les activités commerciales transfrontières, la comparaison des prix et les achats dans d'autres pays, notamment sur internet. Une large majorité dans la zone euro pense également que l'euro a facilité les déplacements et a fait baisser leur coût.

Quelque 60 pays à travers le monde lient leur monnaie à l'euro d'une manière ou d'une autre.