L'Arabie saoudite organise à partir de ce mercredi la quatrième édition de son forum international de deux jours sur les investissements. Surnommé le "Davos du désert", cet événement sera en grande partie virtuel en raison de la pandémie de coronavirus. Lancé en 2017 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, le Future Investment Initiative (FII) est destiné à attirer les investisseurs étrangers et promouvoir un plan de diversification de l'économie du royaume, toujours ultradépendante de l'exportation de pétrole.

Environ 150 intervenants participeront à la quatrième édition de l'Initiative pour l'investissement futur (FII), ont déclaré les organisateurs, qui cherchent à présenter le royaume insulaire comme une destination d'investissement dynamique.

"Le Jamaïcain Usain Bolt, huit fois médaillé d'or olympique (de sprint), se joindra aux 100 invités qui participeront virtuellement depuis New York, Paris, Pékin et Mumbai et à 50 autres qui assisteront en personne à Ryad", ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.

Du beau monde au programme

Si le texte évoque "le travail dans un monde post-Covid", il ne revient pas directement sur la questions des vaccins qui a dominé le forum suisse de Davos, entre l'impatience des Européens face aux retards des fabricants et les appels à un accès équitable aux vaccins.

Parmi les participants du forum saoudien figurent David Solomon, directeur général de Goldman Sachs, Stephen Schwarzman, directeur du fonds d'investissement Blackstone, Larry Fink, directeur général de la société de gestion d'actifs américaine Blackrock ou encore Laurent Fabius, en tant qu'ancien président de la COP21 ayant abouti à l'Accord de Paris sur le climat.

"Il n'y a jamais eu de moment plus important pour les dirigeants, les investisseurs et les décideurs politiques de se réunir pour travailler à la revitalisation de l'économie mondiale", a déclaré Yassir al-Rumayyan, président du Fonds d'investissement public (PIF) d'Arabie saoudite, dans un communiqué.

Les précédentes éditions de ce forum avaient été ternie par des la répression féroce menée contre les dissidents depuis l'ascension du prince Mohammed, en particulier l'assassinat en 2018 du journaliste critique Jamal Khashoggi, dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.