L'économie américaine a créé un grand nombre d'emplois en novembre (+266.000) en raison du retour des salariés de General Motors après leur grève historique ainsi que de la solidité du secteur de la santé et des services, a annoncé vendredi le ministère du Travail.

Ce nombre est bien supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 182.000 nouvelles créations de postes. Et il faut remonter à janvier pour avoir un chiffre supérieur (312.000).

Le taux de chômage est, lui, tombé à 3,5% (-0,1 point) sous l'effet d'un taux de participation en légère baisse (-0,1 point à 63,2%).

Le ministère américain a par ailleurs révisé en nette hausse (+41.000) le nombre de créations d'emplois pour septembre et octobre.

En moyenne depuis le début de l'année, l'économie américaine a créé 180.000 emplois chaque mois contre 223.000 créations mensuelles en 2018.

La grève de 40 jours chez le constructeur automobile de Detroit General Motors, la plus longue depuis les années 70, était en partie responsable de la hausse du taux de sans-emploi en octobre et avaient atténué le nombre de nouveaux postes.

En novembre, "l'emploi manufacturier s'est accru à mesure que les travailleurs du secteur automobile sont revenus" sur le marché du travail, a commenté le ministère dans un communiqué.

Ce secteur a ainsi créé 54.000 emplois en novembre, compensant la baisse de 43.000 enregistrée le mois précédent, a-t-il précisé.

Parmi les secteurs qui ont fortement embauché en novembre: celui de la santé (+45.000) et celui des loisirs (+45.000). Les services techniques et professionnels ont, eux, enregistré un gain de 31.000.

L'évolution du salaire horaire moyen est en revanche inférieur aux attentes. Elle n'a en effet augmenté que de 0,2% quand les analystes projetaient +0,3%, restant donc au même niveau que le mois dernier.

Sur douze mois, le salaire horaire moyen s'inscrit néanmoins en hausse de 3,1%, soit au-dessus de l'inflation qui s'est établie à 1,8% sur un an, ajoute le ministère du travail.

Ces chiffres solides de l'emploi montrent que, malgré le net coup de frein du secteur manufacturier depuis le début de l'année, l'activité de la première économie mondiale résiste mieux que ne l'anticipent certains économistes.

La croissance du Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre a d'ailleurs été révisée en hausse fin novembre.

Pour autant, à 2,1%, elle s'affiche loin des promesses du président américain Donald Trump de faire caracoler l'expansion à plus de 3% et ce, durablement.