Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l'euro prenait 0,23% face au billet vert, à 1,1783 dollar.

La demande en dollar "diminue en raison de l'aggravation de la crise sanitaire dans certains des États américains les plus peuplés, ainsi que du fait de la querelle politique à Washington, qui bloque le plan de sauvetage économique", a commenté Ricardo Evangelista.

Pour l'expert, la baisse de l'euro face au dollar vendredi et lundi avait été avant tout "technique", après les meilleurs mois de la devise européenne face au dollar depuis une décennie.

Républicains et démocrates américains poursuivaient mardi leurs négociations afin de parvenir à un accord sur une nouvelle aide pour les millions d'Américains au chômage à cause du Covid-19, mais aussi pour les entreprises en difficulté et les collectivités locales.

Le ton était plus optimiste lundi soir, même si un consensus paraissait encore lointain entre les deux partis aux relations tendues à trois mois de l'élection présidentielle.

Au point que le président américain a déclaré envisager d'agir sans attendre le Congrès, par décret, pour empêcher les expulsions de locataires et alléger les charges salariales.

Par ailleurs, "la Bundesbank a confirmé hier (lundi) qu'elle allait continuer à participer au programme de rachat de la BCE après la fin du délai" accordé par la Cour constitutionnelle allemande, a souligné Lee Hardman, analyste pour MUFG.

Dans un arrêt retentissant début mai, la Cour constitutionnelle allemande avait critiqué le manque de proportionnalité et de justification de la BCE dans ses rachats de dette sur le marché.

Les juges suprêmes allemands avaient exigé de la BCE qu'elle apporte une réponse d'ici août, faute de quoi la Banque centrale allemande se verrait interdire de participer à ce programme lourd de plus de 2.600 milliards d'euros depuis 2015.

Début juillet, les députés allemands, dans le sillage du gouvernement, avaient apporté leur soutien aux programmes d'aide de la BCE