Conjoncture

Les prix payés aux agriculteurs ne seront plus stables.

Le 1er octobre, l’Union européenne (UE), le plus gros producteur mondial de sucre avec 50 % du sucre de betterave consommé dans le monde (mais qui, paradoxalement, est aussi importateur net) lèvera ses quotas sucriers en vigueur depuis 1968. Jusqu’à cette date, le quota de production annuel de sucre de l’UE s’élève à 13,5 millions de tonnes, réparti entre 19 Etats membres dont la Belgique.

Les quotas garantissaient des prix stables. Les industriels transformateurs devaient payer aux planteurs de betteraves sucrières un prix minimum de 26,29 euros la tonne. Avec la levée de cette régulation de la production, les prix seront liés aux marchés mondiaux et donc volatils. En Belgique, le 16 mars, au bout d’une année de négociation, les planteurs et la Raffinerie tirlemontoise sont enfin parvenus à un accord sur les conditions d’achat des betteraves. Mais les inquiétudes des agriculteurs sont réelles, tant la crise du lait en Europe, après la levée des quotas en 2015, a marqué les esprits.

Reste aussi la question de l’écoulement de la production, puisque les sucriers européens envisagent d’augmenter en moyenne leur production de 20 % après le 1er octobre et ce malgré le fait que la demande mondiale est à la baisse.

Mais la libéralisation de la production de sucre pourrait aussi représenter des opportunités. Perspectives avec Guy Paternoster, directeur exécutif des Matières premières à la Raffinerie tirlemontoise, et Valérie Vercammen, secrétaire générale de la Confédération des betteraviers belges.

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