La nette amélioration de la situation sanitaire pousse de nombreux secteurs à l'optimisme, avec l'espoir de pouvoir reprendre leur activité de manière plus normale. C'est notamment le cas de l'horeca, qui attend beaucoup du comité de concertation prévu ce vendredi. Deux élargissements sont particulièrement attendus : la reprise de l'horeca en intérieur, et l'élargissement des heures d'ouverture.

"Pour être rentable, j'ai besoin de faire deux services, ce qui est compliqué en fermant à 22 heures", avance Matthieu Léonard, membre du Collectif Wallonie Horeca. Une rentabilité qui sera plus facilement atteinte encore en accueillant les clients à l'intérieur. "On pourra ainsi effectuer deux services, tout en utilisant les terrasses extérieures pour effectuer une rotation. On espère une ouverture aux mêmes conditions qu'il y a un an : sans mesure de distanciation sociale, avec des plexiglas. J'ai investi dans 3 000 euros de plexiglas : j'aimerais autant les rentabiliser", ironise le restaurateur.

L'obligation de maintenir une distanciation en intérieur serait un nouveau coup dur pour le secteur. "En mettant 1,50 mètre entre toutes mes tables, je ne peux utiliser qu'un tiers de la surface de mon restaurant. Ce n'est pas rentable pour les petites structures comme la mienne : pour ça, autant continuer à fonctionner uniquement avec la terrasse."

Besoin urgent de perspectives

Ces élargissements seront d'autant plus les bienvenus que la reprise en extérieur n'a que très peu profité, au vu de la difficile météo belge. "Nous avons attendu le beau temps pour rouvrir, autant dire que nous n'avons pas pu profiter des premières mesures d'assouplissement. Aujourd'hui encore, j'avais préparé la terrasse, mais j'ai dû tout rentrer et nous devons faire une croix sur la soirée", déplore-t-il.

En l'absence de clients fuyant les orages, les patrons d'établissements horeca auront les yeux rivés sur le Codeco. "On espère surtout des perspectives, pour pouvoir rappeler notre personnel et permettre à chacun de recommencer à travailler et à gagner sa vie. Il faut laisser vivre le secteur, tout simplement", conclut-il.