Sollicités par l'AFP, l'Organisation mondiale du commerce, l'Union européenne et Airbus n'ont pas fait de commentaire. Boeing n'avait pas réagi dans l'immédiat. Une source informée, qui n'a pas souhaitée être identifiée plus avant, indique que le montant devrait être "un peu en-deçà" de celui avancé par la presse.

La décision doit être annoncée le 13 octobre, selon cette même source.

"Nous regrettons que la confidentialité de la procédure ait été rompue", a affirmé un porte-parole de la Commission européenne, précisant que la décision de l'arbitre de l'OMC n'était "pas finalisée et pas encore publique".

La décision de l'OMC, qui doit être formellement rendue vers la mi-octobre selon des sources proches du dossier, s'inscrit dans le cadre d'une bataille juridique opposant Union européenne et Etats-Unis à propos des aides publiques versées à leurs avionneurs respectifs et jugées illégales de part et d'autre.

Elle intervient à quelques semaines de la présidentielle américaine alors que les tensions commerciales n'ont cessé de grimper entre les Etats-Unis et l'UE sous la présidence de Donald Trump.

L'an passé, l'OMC a autorisé Washington à imposer pour 7,5 milliards de dollars de sanctions tarifaires à l'encontre de produits et services européens, la sanction la plus lourde qu'elle ait jamais infligée, en réparation d'aides indues perçues par Airbus de la part d'Etats européens.

Washington avait immédiatement imposé des tarifs punitifs de 10%, puis 15%, sur les avions importés de l'UE et de 25% sur d'autres produits, dont le vin, le fromage, le café et les olives, selon une liste publiée par les services du représentant américain au Commerce (USTR).