Constatant que la crise du coronavirus avait retardé la tenue de certaines enchères pour l'attribution des fréquences de la 5G, la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager a appelé les 27 Etats de l'Union "à accélérer les efforts" pour déployer cette nouvelle technologie qui devrait permettre de connecter tous les objets à une vitesse extraordinaire par rapport à la 4G.

Jusqu'à la mi-septembre, les pays de l'UE (et le Royaume-Uni qui quitte l'Union) n'avaient assigné en moyenne que 27,5% des fréquences, selon la Commission.

"Il ne faut pas prendre de retard", a mis en garde le Commissaire au Marché intérieur, le Français Thierry Breton, agitant la menace de concurrents mondiaux, alors que l'UE craint de se faire distancer sur ce terrain par des rivaux asiatiques et américains.

La Commission européenne a invité les 27 pays de l'UE à partager, d'ici au 20 décembre prochain, dans une "boîte à outils" des bonnes pratiques pour pouvoir déployer ces réseaux selon des normes et des modalités acceptées par tous. Et elle les appelle à s'accorder sur une liste d'ici au 30 mars 2021.

En France, des élus de gauche et de écologistes ont demandé un moratoire sur le déploiement de la 5G. Le président Emmanuel Macron a ensuite ironisé sur ceux qui préféreraient "le retour à la lampe à huile", puis le gouvernement avait tenté de rassurer sur l'innocuité de cette technologie.

Questionné sur cette polémique en France, M. Breton a répondu qu'un tel débat était "sain et normal".

"Toutes les remontées que nous avons aujourd'hui, vont dans un sens encourageant et sécurisant", a-t-il ajouté, promettant d'être très attentif sur les normes de santé.

Les enchères en France pour l'attribution des premières fréquences de la 5G doivent se tenir en septembre, ouvrant la voie à des premières offres commerciales dans certains villes d'ici à la fin de l'année.