Le taux de chômage n'a pas évolué entre les mois de novembre et décembre, tant dans la zone euro, où il était de 8,3%, qu'au sein de l'Union européenne, où il est resté à 7,5%, selon les données d'Eurostat, l'office statistique européen. Ces deux indicateurs étaient par contre en hausse par rapport au mois de décembre 2019, où ils étaient respectivement de 7,4% et de 6,5%. Les annonces de suppressions d'emplois se sont multipliées ces derniers mois malgré des plans d'aide inédits pour soutenir l'économie.

En décembre dernier, quelque 16 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage dans l'UE, dont 13,6 millions dans la zone euro. Par rapport au même mois en 2019, le chômage a augmenté d'1,9 million dans l'UE et d'1,5 million dans la zone euro. En Belgique, le taux de chômage était de 5,8% lors du dernier mois de 2020 (295.000 personnes), contre 6,1% en novembre et 5,2% en décembre 2019.

Plus de 3,1 millions de jeunes de moins de 25 ans étaient sans emploi à travers l'Union européenne, dont 2,5 millions dans la zone euro, pour un taux de chômage de 17,8% dans l'UE et de 18,5% dans la zone euro, en légère hausse par rapport au mois de novembre.

La République tchèque affichait le taux de chômage le plus faible, à seulement 3,1% de la population active, devant la Pologne (3,3%) et les Pays-Bas (3,9%). Les taux de sans emploi les plus élevés étaient enregistrés en Espagne (16,2%), en Lituanie (10,1%), en Italie (9%) et en France (8,9%).

Ces derniers pays sont aussi ceux où le chômage des jeunes atteint les niveaux les plus inquiétants. Environ 4 jeunes de moins de 25 ans sur dix ne travaillent pas en Espagne (40,7%), près d'un sur trois en Italie (29,7%), et près d'un sur quatre en France (23,4%) tout comme en Suède (23,8%).

Chercher du travail ou s'occuper des enfants ? 

Le chômage avait fortement augmenté au printemps 2020, sous l'effet de la récession historique provoquée par le confinement généralisé de la population.

Il avait ensuite reculé à partir de l'été, grâce à une forte reprise économique. Mais le retour de mesures de restrictions durant l'automne et l'hiver, avec notamment la fermeture des activités de loisir, d'hôtellerie-restauration et la limitation des déplacements a provoqué une nouvelle dégradation.

L'épidémie de Covid-19 et les mesures appliquées pour la combattre ont provoqué une forte augmentation du nombre de demandes de prestations de chômage dans l'UE, note Eurostat. Dans le même temps, une part importante des personnes qui étaient déjà inscrites dans les agences pour l'emploi n'étaient plus en recherche active d'emploi ou n'étaient plus disponibles pour travailler parce qu'elles devaient, par exemple, s'occuper de leur(s) enfant(s) pendant cette période.

Une situation qui conduit à des écarts entre le nombre de chômeurs enregistrés dans les agences pour l'emploi et le nombre calculé selon la définition du chômeur standard, qui désigne comme tel les personnes sans emploi qui ont activement cherché du travail au cours des quatre semaines précédentes et sont disponibles pour commencer à travailler dans les deux prochaines semaines, poursuit l'office statistique.

Afin de saisir pleinement la situation déclenchée par la crise du Covid-19, les données sur le chômage ont dès lors été complétées par des indicateurs supplémentaires, concernant par exemple: les travailleurs à