L'un des conseillers de la Première ministre Sophie Wilmès (MR) est détaché par l'organisation patronale Union des classes moyennes (UCM), rapporte L'Echo samedi qui signale encore qu'un "flou juridique" dans les cabinets ministériels est pointé par le Conseil de l'Europe. Par le passé, l'UCM a bien détaché des conseillers dans l'un ou l'autre cabinet ministériel, de différentes couleurs politiques, confirme Thierry Evens, porte-parole de l'organisation défendant les PME et indépendants, assurant que "nous avons mis fin à cette pratique." Il admet toutefois que l'UCM prend encore en charge la voiture de société d'un conseiller désormais intégré au cabinet de Sophie Wilmès. L'UCM dispose donc d'un relais direct auprès du chef de gouvernement, observe L'Echo.

Le porte-parole de Sophine Wilmès, Steve Detry, précise que le conseiller en question est rémunéré à 10% par l'UCM (le véhicule) et à 90 % par le cabinet de la Première. L'intéressé confirme l'information à L'Echo en détaillant l'accord qu'il avait eu avec l'UCM pour garder la possibilité d'y revenir, la vie des cabinets ministériels étant limitée dans le temps. Il n'officie plus que quelques heures par semaine pour l'UCM, notamment comme point de contact pour les fédérations. Il "n'y a jamais vu un problème", assure-t-il.

Le rapport sur la Belgique du Groupe d'États contre la corruption (Greco) du Conseil de l'Europe, publié en janvier, déplore une absence quasi totale de règles de gouvernance pour les cabinets ministériels. Un flou qui permet sans doute à l'Union des classes moyennes de détacher un collaborateur au cabinet du Premier ministre tout en continuant à le rémunérer par la mise à disposition d'un véhicule, relève donc le quotidien économique.