L'institution a évalué que l'impact à long terme d'un "effet peur" pourrait coûter 1,5% de PIB, a affirmé Andrew Bailey, gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), à l'occasion d'une audition devant des parlementaires.

Selon David Ramsden, membre du Comité de politique monétaire de l'institution, ce chiffre pourrait être plus élevé si la confiance ne revient pas rapidement.

Si certains secteurs ont rebondi avec la fin du confinement, comme c'est le cas de l'immobilier, cela pourrait être plus long pour d'autres, notamment lorsque la distanciation physique est difficile à respecter.

Le rebond des ventes au détail cet été a d'ailleurs été notamment tiré par les ventes en ligne.

Selon Alex Brazier, membre du FPC (Financial Policy Committee), comité de la BoE chargé d'évaluer la santé du système financier, "les gens sont sur leurs gardes" et "avec les consignes sanitaires (...), il n'est pas possible d'utiliser les espaces de bureau" en respectant les distances de sécurité, "particulièrement dans le centre de Londres" où la densité est d'ordinaire très élevée (notamment dans les ascenseurs, le métro, les espaces partagés etc).

En ce sens, il ne faut pas s'attendre à un "retour soudain dans les commerces" des lieux densément peuplés, a-t-il soutenu.

Lors de sa dernière réunion, début août, la Banque d'Angleterre avait indiqué s'attendre à une récession de 9,5% en 2020, suivi d'un rebond de 9% en 2021.

Un autre membre de l'institution, Gertjan Vlieghe, a par ailleurs estimé qu'il pourrait falloir "plusieurs années" pour que l'économie tourne à nouveau à plein régime et que l'inflation atteigne durablement la cible de 2% que se fixe la BoE.