La Belgique est restée, en 2018, le troisième pays de l'OCDE à la fiscalité la plus lourde. Celle-ci a même augmenté, de 44,5% en 2017 à 44,8% en 2018, a indiqué jeudi l'Organisation de coopération et de développement économiques.

La France est restée en 2018 le pays de l'OCDE où la part des impôts dans le produit intérieur brut (PIB) était la plus élevée avec 46,1%, soit le même niveau qu'en 2017. 

Le Danemark la suit avec 44,9%. Cinq autres pays affichent également des taux de plus de 40%: la Suède, la Finlande, l'Autriche, l'Italie et le Luxembourg. 

Avec 44,8%, la Belgique se rapproche de son taux le plus élevé depuis 2000: 45,1% en 2013 et 2014. Selon l'OCDE, les recettes fiscales proviennent principalement en Belgique des cotisations de sécurité sociale (31%), de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (27%) et de la TVA (15%). 

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Ces impôts, qui comprennent les cotisations sociales, pesaient en moyenne l'an dernier 34,4% du PIB dans les 34 pays de l'OCDE pour lesquels des chiffres étaient disponibles, d'après ce document intitulé Statistiques des recettes publiques. 

L'OCDE relève pour la première fois une quasi-stagnation des recettes fiscales dans la richesse produite par ces pays, alors qu'elle était en augmentation constante depuis 2009. 

L'organisation constate toujours pour l'an dernier une augmentation de la part des impôts par rapport à la richesse produite dans 19 des 34 pays pour lesquelles des données sont disponibles. 

La fiscalité est la plus faible au Mexique, où elle ne s'élevait l'an dernier qu'à 16,1% du PIB. Le Chili, l'Irlande, la Turquie et les Etats-Unis le précèdent. 

En 2018, "les États-Unis enregistrent le recul le plus marqué (2,5 points de pourcentage à 24,3%), à la suite des réformes de l'impôt sur les sociétés et de l'impôt sur le revenu des personnes physiques, et de l'adoption du 'Tax Cuts and Jobs Act' actant l'instauration de l'impôt de rapatriement unique sur les bénéfices réalisés à l'étranger", précise l'organisation.

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