La demande mondiale d'or a reculé de 23 % à 815,7 tonnes au premier trimestre 2021 par rapport à la même période l'année précédente, selon le rapport trimestriel du CMO publié jeudi. "Une partie de ce désinvestissement était à anticiper, nous nous attendons désormais à ce que le mouvement s'atténue", a estimé le porte-parole du CMO John Mulligan, interrogé par l'AFP.

Quand la pandémie de Covid-19 battait son plein en Chine, puis en Europe et aux Etats-Unis, les investisseurs s'étaient rués vers l'or à travers des ETF, ces titres financiers cotés indexés sur le cours du métal jaune, qui avait atteint un plus haut historique à 2.075 dollars l'once en juillet.

La correction était donc inévitable, selon M. Mulligan. Le cours de l'or a reculé de 11,2 % au premier trimestre pour finir fin mars à 1.685,20 dollars l'once, et les ETF ont vu l'équivalent de 177,9 tonnes de demande quitter le marché au premier trimestre.

La demande d'or physique, sous forme de bijouterie, de pièces ou de lingots, a au contraire augmenté, même si la comparaison avec un premier trimestre 2020 confiné allait forcément être flatteuse.

Les pièces et lingots ont vu leur demande atteindre un plus haut depuis fin 2016, à 339,5 tonnes, et la demande de bijouterie est montée à 477,4 tonnes.