La FEB est "particulièrement soulagée" qu’après des mois de négociations un accord ait été conclu entre l’Union européenne et le Royaume-Uni au sujet de la future relation commerciale. Cet accord écarte le risque de l’introduction de tarifs ou de quotas douaniers sur les échanges entre l’UE/la Belgique et le Royaume-Uni. "Ceci est une bonne nouvelle pour nos entreprises belges parce que le Royaume-Uni est l’un de nos plus importants partenaires commerciaux", explique la FEB.

L’absence d’accord commercial aurait entraîné l’application des tarifs de l’Organisation mondiale du commerce et aurait entraîné l’introduction de tarifs à hauteur de 2,2 milliards d'euros par an, dont 1,6 milliard d'euros sur les exportations belges vers le Royaume-Uni et 0,6 milliard sur nos importations en provenance du Royaume-Uni.

Besoin de mesures de soutien

La FEB rappelle néanmoins que de nombreux changements interviendront pour les entreprises qui font du commerce avec le Royaume-Uni. Par exemple, les entreprises seront confrontées à l’introduction des formalités douanières et des nouvelles règles de TVA applicables à un pays tiers, à l’obligation de respecter deux systèmes REACH relatifs aux substances chimiques, etc. La FEB appelle donc les autorités européennes et belges à mettre en place d’urgence des mécanismes adéquats de soutien aux secteurs les plus touchés par le Brexit.

"En plus de la crise sanitaire et d’une crise des faillites imminente, notre pays ne pouvait pas se permettre une crise Brexit", a déclaré Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.