• Vers 10H55 GMT (11H55 à Paris), la livre perdait 0,97% face au billet vert, à 1,3150 dollar. Face à l'euro, elle perdait 0,83%, à 89,89 pence.

"L'évolution du cours de la livre (lundi) suggère que la probabilité d'un accord commercial a diminué, certains investisseurs estimant qu'un Brexit sans accord est devenu une issue probable", a réagi Fawad Razaqzada, analyste pour Think Markets.

Les derniers jours ont été marqués par des accusations mutuelles entre les négociateurs, Michel Barnier accusant Londres de ne montrer "aucune volonté de compromis" et le Britannique David Frost assénant pendant le week-end que le Royaume-Uni ne deviendrait pas un "Etat vassal".

Lundi, le négociateur en chef de l'UE a en outre réagi à un article de presse évoquant une possible remise en cause de parties clés de l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'UE.

"Tout ce qui a été signé dans le passé doit être respecté", a-t-il averti.

"Le gouvernement britannique semble avoir durci sa position juste avant les rencontres de cette semaine, ce qui rend une percée encore plus improbable", a de son côté estimé Lee Hardman, analyste pour MUFG, tandis que les négociations doivent reprendre mardi.

Selon le Premier ministre britannique Boris Johnson, un accord doit être trouvé avant le 15 octobre pour entrer en vigueur avant la fin de l'année.

"Si nous n'arrivons pas à nous accorder d'ici là, je ne vois pas d'accord de libre-échange entre nous", estime-t-il.

"Et pendant ce temps, l'inquiétude monte aussi sur le fait que le Royaume-Uni a rapporté environ 3.000 nouveaux cas de coronavirus dimanche, comparé à 1.813 le jour précédent", a souligné M. Razaqzada, qui précise que c'est le nombre le plus important depuis le 23 mai.

Mais selon Kit Juckes, analyste pour Société Générale, la baisse de la livre peut aussi s'expliquer par un mouvement de correction, après sa récente hausse.

"La presse va se concentrer sur les +nouvelles+ inquiétudes à propos d'un Brexit sans accord, ou sur une hausse du nombre de cas de Covid-19, mais ce sont surtout des prétextes pour corriger la hausse observée durant la période de faible liquidité caractéristique des vacances", a-t-il jugé.

L'euro, de son côté,perdait 0,16% face au billet vert, à 1,1819 dollar.