La mesure, renforcée dans le cadre du tax shift, octroie, sous certaines conditions, une réduction de cotisations patronales aux nouveaux et petits employeurs à l'engagement de salariés. Elle augmente "modérément les chances de survie de ces entreprises", qui ont souvent une durée de vie limitée. Ces créations d'activités se concentrent principalement dans les secteurs du commerce, de la construction et de l'Horeca.

Pour les entreprises bénéficiaires de la mesure et ayant démarré leur activité en 2012, la probabilité de survie augmente de 54,2% à 56,9% au terme de sept ans d'activité. L'impact est plus important pour les plus "grands" employeurs, soit ceux qui démarrent une activité avec un volume de travail supérieur à un temps plein.

Pour les employeurs ayant démarré leur activité en 2016, l'évaluation est plus complexe et les résultats sont plus difficiles à interpréter, précise le Bureau du plan. "Bien que la mesure ait toujours un effet positif sur la probabilité de survie des jeunes entreprises, le renforcement ne générerait pas de gain additionnel apparent."

Coût supplémentaire de "plus d'un milliard d'euros"

La Cour des comptes soulignait début février que l'augmentation du coût de la mesure était bien plus marquée que celle du volume de travail qu'elle est censée favoriser. Les coûts de la refonte en 2016 du système des réductions groupe-cible pour premiers engagements, réductions qui valent jusqu'au sixième employé, ont globalement été sous-estimés, mettait-elle en garde. 

Le coût supplémentaire pour 2016-2020 était "estimé à 509 millions d'euros, mais atteint en réalité probablement plus d'un milliard d'euros".

L'analyse du Bureau du plan ne permet toutefois pas de dire si les nouvelles modalités ne répondent pas à un besoin des jeunes entreprises ou si ce renforcement a attiré un plus grand nombre d'employeurs à risque.