La Wallonie va investir 2 millions d'euros dans le projet E-test et la création du télescope Einstein, un télescope qui permettra d'observer l'univers par le biais des ondes gravitationnelles et ainsi de mieux comprendre la théorie du Big Bang. 

Fin novembre, l'Union européenne avait donné son feu vert à la première phase de ce projet, dont le financement, qui s'élève à 15 millions d'euros, sera assuré par l'UE à hauteur de 50%, l'autre moitié étant co-financée par les régions partenaires, dont 2 millions à charge de la Wallonie, a indiqué mardi le ministre-président wallon, Elio Di Rupo.

À ce stade, la première phase du projet porte sur une étude de faisabilité approfondie ainsi que sur l'élaboration d'un prototype requérant la création d'un nouvel instrument d'observation innovant qui sera installé en Wallonie - à proximité de la commune de Plombières - dans une infrastructure enfouie à 300 mètres de profondeur afin d'atténuer les vibrations induites par l'activité humaine, le vent ou le mouvement du sol.

En 2023, un jury international sera chargé de sélectionner, entre le site proche de Plombières et le site de Sos Enattos en Sardaigne, celui qui accueillera le télescope Einstein.

"La Wallonie, leader international dans le domaine spatial, peut écrire une nouvelle page importante de l'histoire des sciences. Avec le télescope Einstein, les scientifiques pourraient fournir de nouvelles réponses aux questions sur le Big Bang et l'origine de l'univers", s'est réjoui Elio Di Rupo.

"Cette première phase d'E-test représente déjà un signal fort pour l'innovation, la recherche et l'emploi en Wallonie. Ses retombées seront positives pour les PME et les centres de recherche wallons: expertises et qualifications consolidées, extension de leurs activités, pénétration de nouveaux marchés, création de technologies dérivées innovantes, nouveaux contrats stimulants ou encore échanges économiques et scientifiques transfrontaliers", a renchéri le ministre régional de l'Economie, Willy Borsus.

A l'heure actuelle, la Wallonie occupe la deuxième place mondiale en termes d'investissements par habitant dans le secteur spatial.