Il s'agit "de loin" du recul le plus important "depuis le début des séries temporelles en 1995", souligne dans son communiqué Eurostat.

Cette estimation "préliminaire" est cependant basée "sur des sources de données incomplètes" et fera l'objet de révisions, précise également l'institut.

Au cours du premier trimestre 2020, entre janvier et mars, donc au tout début des mesures de confinement, le PIB avait diminué de 3,6% dans la zone euro.

Pour l'ensemble de l'Union européenne, le PIB recule de 11,9% au deuxième trimestre.

Les chiffres de croissance désastreux s'accumulent ces derniers jours au niveau national: -12,4% en Italie, -13,8% en France, -14,1% au Portugal -18,5% en Espagne vendredi matin, -10,1% en Allemagne, -10,7% en Autriche, -12,2% en Belgique jeudi.

Bruxelles avait prévenu début juillet que les effets économiques de la pandémie de coronavirus seraient "dévastateurs" pour la zone euro.

La Commission anticipe une récession sans précédent et pire qu'attendue en 2020 pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique: -8,7% en 2020, avant un rebond en 2021 (+6,1%).

Le taux d'inflation dans la zone euro a par ailleurs très légèrement progressé en juillet, selon une première estimation également publiée vendredi par Eurostat.

Le taux s'affiche à 0,4%, contre 0,3% en juin. Il reste cependant très éloigné de l'objectif de la BCE qui est d'une inflation "proche mais inférieure à 2%".

En mai, l'inflation avait atteint 0,1%. Ce n'était toutefois pas le pire taux enregistré dans la zone euro: en janvier 2015 et juillet 2009, il s'était établi à -0,6%, a indiqué une porte-parole d'Eurostat à l'AFP.

L'inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac - qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a par ailleurs progressé en juillet, à 1,2%, contre 0,8% en juin.