La question de la répression à Hong Kong s'est aussi invitée dans les débats bilatéraux, alors qu'un activiste hongkongais, Nathan Law, était présent mardi dans la capitale italienne pour demander au gouvernement italien de condamner les atteintes aux droits de l'Homme par Pékin.

Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a indiqué mardi avoir signé à Rome deux accords avec son homologue chinois Wang Yi: l'un pour la fourniture de gaz naturel de Snam, le plus grand opérateur de gazoducs d'Europe, l'autre pour l'exportation de produits alimentaires "Made in Italy" vers la Chine.

"A cela s'ajoutent d'importants partenariats dans le secteur de l'énergie et des transports", a précisé M. Di Maio lors d'une conférence de presse.

Rome est la première étape d'un voyage de cinq jours de M. Wang, qui le mènera ensuite aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et en Norvège, dans le contexte d'une forte tension entre Pékin et Washington. Il s'agit de sa première sortie de Chine depuis l'apparition de la pandémie du coronavirus.

"Une Europe unie, stable et prospère est importante pour le monde entier", a commenté devant la presse M. Wang, qui souhaite "consolider" les relations entre l'UE et la Chine.

Cette relation a souffert de "la provocation et des dommages infligés par des forces extérieures", a-t-il ajouté, sans toutefois mentionner les Etats-Unis.

"La Chine ne veut pas d'une Guerre froide", de la part de pays regardant seulement "leur propres intérêts privés", a-t-il encore souligné, en jugeant que cela constituerait "un retour en arrière de l'histoire".