Cela a, selon elle, fait diminuer les recettes pour les autorités belges de 61,5 millions d'euros. Début de semaine, la Fevia, la Fédération de l'industrie alimentaire belge, soulignait que les restrictions du trafic frontalier, qui ont empêché les Belges d'acheter de la nourriture ou de l'alcool moins cher hors du pays, ont fait augmenter les recettes liées à la TVA et aux accises de quelque 40 millions d'euros.

"Que les Belges ne puissent plus faire leurs courses de l'autre côté de la frontière est une chose, mais cela veut aussi dire que les consommateurs des pays voisins ne peuvent plus faire leurs achats chez nous", rétorque Cimabel dimanche, soulignant l'arrêt complet des ventes de tabac côté belge des frontières avec les Pays-Bas et la France. "Cela aussi a un prix, un prix nettement plus élevé que les 40 millions de recettes supplémentaires provenant des ventes de nourriture et de boissons", calcule-t-elle.

Les ventes sur la frontière avec la Grande-Bretagne avaient déjà largement diminué ces dernières années en raison du taxshift du gouvernement précédent, se plaint également Cimabel. "Il était devenu plus intéressant pour les Britanniques de voyager jusqu'en Pologne, au Portugal ou en Espagne avec des compagnies aériennes low cost pour acheter du tabac."

La fédération plaide donc pour une "politique d'accises réaliste et réfléchie" à l'avenir, afin d'éviter que les consommateurs étrangers ne boudent notre pays. "Ces recettes le long de la frontière constituent une rentrée importante de fonds pour la Belgique", argumente-t-elle.