"La crise sanitaire n'a donc pas bouleversé la relation entre les revenus et la mortalité", selon une étude de la KULeuven publiée ce mercredi. Elle n'a eu aucun effet significatif. "Les inégalité en termes de mortalité n'ont pas augmenté durant la période "Coronavirus" mais elle n'ont pas non plus diminué". Les groupes socio-économiques les plus faibles connaissent toujours le taux de mortalité le plus élevé. Par conséquent, leur espérance de vie est plus faible que celle des autres groupes socio-économiques. Par exemple, pour les hommes entre 40 et 65 ans, le taux de mortalité est jusqu'à 5 fois plus élevé dans le segment des 10 % des personnes aux revenus les plus faibles, par rapport aux 10 % de celles ayant des revenus les plus élevés.

L'enquête de la KULeuven porte sur des données administratives concernant l'ensemble de la population belge, fournies par Statbel. Ces données prennent en considération les revenus, des informations socio-économiques comme l'éducation, et des données cartographiques. Les chercheurs de la KULeuven ont procédé par comparaison. En outre, ils ont observé les données sur une période couvrant janvier 2015 à juin 2020. C'est ainsi qu'ils ont pu démontrer que la relation revenu-mortalité n'était en rien impactée par le Covid-19. Ce phénomène de surmortalité chez les personnes les plus modestes était déjà présent avant le Covid-19 et qui reste observable durant la crise sanitaire.