Le degré de refus de crédits aux entreprises est tombé cette année à son niveau le plus bas jamais atteint, selon une comparaison de tous les premiers trimestres depuis la création de la mesure en 2009, signale lundi Febelfin, la fédération du secteur financier. Les banques continuent donc à prêter facilement, malgré la situation économique et sanitaire difficile et son probable impact négatif sur la qualité de nombreuses demandes de crédit. Selon l'enquête trimestrielle de la Banque nationale de Belgique (BNB), les petites, moyennes, grandes et très grandes entreprises ont toutes jugé que les conditions de crédit avaient évolué favorablement en avril 2021.

Il apparaît par ailleurs que la demande de crédit a diminué, de 0,1 %, durant les trois premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2020. En montants, la baisse a été plus importante encore, de 11,9 %.

Une baisse qui s'est également notée dans la production de nouveaux crédits: leur nombre a reculé de 4,4 % comparativement au premier trimestre 2020 et les montants accordés ont été inférieurs de 6,0 %.

Moins de besoins

Compte tenu de la possibilité offerte aux entreprises touchées par la crise du coronavirus de reporter le remboursement de leurs crédits, et eu égard au soutien reçu des autorités, les entreprises ont moins besoin de nouveaux crédits, ou n'en ont besoin que dans une mesure plus limitée, analyse Febelfin.

La fédération constate désormais, depuis le déploiement de la campagne de vaccination et la reprise de l'activité économique dans certains secteurs, une augmentation marquée de la confiance des entreprises, ce qui l'amène à penser que la demande de crédits d'investissement pourrait se redresser dans les prochains mois.

Si la demande de crédit a diminué, le volume a fait mieux que se maintenir au premier trimestre. A la fin du mois de mars 2021, l'encours des crédits aux entreprises était ainsi encore supérieur de 4,3 % au niveau de l'année précédente et atteignait le niveau record de 174,7 milliards d'euros, contre 169,1 milliards à la fin du mois de décembre dernier. En raison des reports de paiement accordés à la suite de la crise du coronavirus, les crédits ont en effet été remboursés à un rythme plus lent.