Le Royaume-Uni quittera le marché commun le 1er janvier. C'est la fin de la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux à travers la Manche. En ce qui concerne les marchandises, seuls les produits échangés avec l'Irlande du Nord bénéficieront d'une exception.

Cette nouvelle réalité signifie le retour des barrières commerciales, et donc en premier lieu l'instauration de nouvelles formalités et nouveaux contrôles pour s'assurer que les produits échangés répondent aux normes et standards exigés.

La douane belge est-elle prête pour ces changements? "Nous étions déjà préparés pour des contrôles", répond une porte-parole du SPF Finances. Cela fait des mois que l'ombre d'un "no deal" plane sur les négociations et la douane s'était donc préparée au scénario du pire.

L'accord atteint n'empêchera pas des embarras commerciaux entre l'Union et le Royaume-Uni, mais évitera d'importants obstacles au commerce. En effet, un "no deal" pouvait signifier une taxe d'importation de 50 % sur les produits alimentaires et de 10 % sur les voitures. Mais l'accord post-Brexit garantit le commerce des biens entre le Royaume-Uni et l'UE sans quotas ni tarifs douaniers.