"La Chine pourrait utiliser la politique budgétaire pour initier la transformation vers un nouveau modèle de croissance", a déclaré Vitor Gaspar, responsable des affaires budgétaires au FMI lors d'une conférence de presse.

Il a prôné un modèle reposant "sur moins d'investissements dans les infrastructures du secteur public et davantage sur la consommation privée".

Alors que la Chine dispose d'un important espace budgétaire, Pékin pourrait saisir les opportunités de faire progresser les questions de sécurité sociale et de réforme de sa fiscalité, a relevé le responsable.

La semaine dernière, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva avait souligné que la Chine allait enregistré cette année une croissance robuste mais elle avait mis en avant une expansion "quelque peu déséquilibrée".

Elle avait alors fait part d'une "dépendance très forte au soutien public, à l'investissement public et une consommation privée n'ayant pas repris aussi vite qu'on l'aurait espéré".

"Pour faire de cette reprise une reprise durable, nous espérons que les mesures budgétaires et autres mesures de soutien contribueront à soutenir la reprise venant du secteur privé, par opposition au secteur public", avait-elle commenté.

Le FMI table sur une croissance de 8,4 % cette année en Chine, puis de 6,5 % en 2022.

La Chine doit aussi veiller à maintenir son soutien budgétaire et ne pas le retirer prématurément, a souligné Vitor Gaspar, une recommandation qui s'applique aux pays du monde entier.

Pour autant, a-t-il relevé, "les pays ont aussi des contextes très différents, la dynamique du Covid-19 est différente".

"Les politiques budgétaires doivent donc être évolutives pour s'adapter" et fournir des aides plus ciblées, a-t-il également estimé.