Son conseil d'administration a notamment approuvé le 13 juillet "une augmentation temporaire" du plafond annuel de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et en faveur de la croissance (FRPC), explique le FMI dans un communiqué.

Il argue que "le grave impact" de la crise sanitaire a entraîné un nombre de demandes de soutien financier "sans précédent".

En date du 13 juillet dernier, 72 pays sur 189 membres avaient ainsi déjà reçu une aide financière du FMI dans le cadre d'instruments de financement d'urgence.

"D'autres demandes d'assistance, dont la majorité sera probablement satisfaite, par le biais de prêts réguliers, sont attendus dans les mois à venir", ajoute l'institution de Washington.

Les prêts du FMI sont soumis à un plafond annuel en terme de montant et les pays ne peuvent pas non plus effectuer des demandes trop rapprochées dans le temps.

"De nombreux pays qui ont reçu un soutien financier du FMI depuis le début de la pandémie ont atteint ou approchent les limites d'accès annuelles", note le Fonds.

Lorsque les demandes d'aide financière dépassent ces limites annuelles, cela déclenche l'application d'un cadre d'accès dit "exceptionnel". La demande est alors soumise à un examen plus minutieux et l'octroi d'une nouvelle aide est soumis à des critères spécifiques.

"Compte tenu des circonstances uniques créées par la pandémie, le Conseil d'administration du FMI a approuvé des augmentations temporaires de ces limites d'accès annuelles, qui resteront en vigueur jusqu'au 6 avril 2021, précise le FMI.

"Cela permettra aux pays membres d'obtenir des niveaux plus élevés de soutien financier pendant cette période sans déclencher l'application du cadre d'accès exceptionnel", résume le FMI.

Le Conseil exécutif a en outre approuvé la suspension temporaire de la limite du nombre de décaissements au titre de la facilité de crédit rapide (FCR), également jusqu'au 6 avril 2021.

Les décaissements pourront donc être plus rapprochés mais leur montant combiné ne pourra toutefois pas dépasser la limite annuelle dans le cadre de cet instrument.

Le FMI table sur une récession mondiale de 4,9% cette année. C'est bien pire que les 3% anticipés en avril.

Et la crise économique est loin d'être terminée, la pandémie n'étant toujours pas contrôlée dans certains pays, notamment aux Etats-Unis.