Conjoncture

Le déficit budgétaire s'élèvera cette année à 1,7% du PIB, soit quelque 7,7 milliards d'euros, selon des calculs effectués par le Bureau du plan et rapportés ce vendredi par De Tijd. Il était déjà clair que le déficit budgétaire allait augmenter en 2019. Des premières estimations avaient fait état d'un montant dépassant les 7 milliards d'euros. L'année dernière a été bouclée sur un déficit de 0,8% du PIB.

Cette remontée du déficit peut s'expliquer, selon l'économiste Étienne de Callataÿ qui s'exprimait récemment dans L'Echo, par une baisse des recettes de l'impôt des sociétés après une forte progression en 2017 et 2018. "La raison en est que cette hausse est intervenue après que le gouvernement a alourdi la pénalité (aux entreprises) pour insuffisance de versements anticipés." A cela s'ajoutent des perspectives de croissance plus faibles que prévu.

Gouvernement en affaires courantes, une épine de plus ?

Dans l'émission De Ochtend sur Radio 1, le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters a confirmé la nécessité pour le prochain gouvernement de mener une sérieuse opération d'assainissement. Il rappelle que le gouvernement aurait pu encore effectuer un contrôle budgétaire complet s'il n'avait pas été en affaires courantes et ainsi un peu corriger le tir.

"Avec un gouvernement de plein exercice, nous aurions pu redresser quelque peu la barre, mais pas la totalité des 7,7 milliards d'euros", a reconnu M. Peeters.

Il conteste que le gouvernement n'ait pas fourni d'efforts budgétaires. Au début de la législature, le déficit était encore de 3,1% du PIB. La coalition suédoise visait alors l'équilibre budgétaire pour la fin de la législature, mais elle a dû y renoncer. "Nous avons cherché un équilibre entre l'économique et le social", par exemple en instaurant un tax-shift qui ne profite pas uniquement aux entreprises.