La Belgique affiche un recul de près de 10%. Le marché européen s'était effondré de 55,1% en mars puis de 76,3% en avril sous l'effet du confinement des populations et de la fermeture des commerces automobiles. Il commençait à se reprendre en septembre, profitant des mesures de relance gouvernementales adoptées dans plusieurs grands pays européens.

Après des mois de chute libre, le marché avait ainsi repris pour la première fois en 2020, avec une croissance de 3,1% en glissement annuel.

Parmi les plus grands marchés de l'UE, l'Espagne a subi la plus forte chute des ventes en octobre (-21%), tandis que des baisses plus faibles ont été enregistrées en France (-9,5%), en Belgique (-9,4%) et en Allemagne (-3,6%).

En Italie, le marché a tenu bon, avec une baisse de seulement 0,2%.

De janvier à octobre, les ventes dans l'UE, qui se sont établies à environ 8 millions de véhicules, ont diminué de 26,8% par rapport à 2019. "Dix mois après le début de l'année, l'impact du Covid-19 sur la demande automobile reste sans précédent", note l'ACEA.

Cette organisation, qui regroupe 16 constructeurs actifs en Europe, prévoyait avant la pandémie un recul de 2% pour 2020, après six années consécutives de croissance qui avaient porté le marché tout près de ses plus hauts niveaux.

Le groupe allemand Volkswagen a conservé sa position de leader sur le marché européen, avec une part de 25,6% des ventes au cours des dix premiers mois de 2020. Ses ventes affichent toutefois un recul de 9,1% sur un an tandis que PSA (Peugeot-Citroën-Opel) a constaté une baisse de 6,6%. Seuls deux groupes voient leurs ventes progresser: Renault (+0,2%) et FCA (Fiat-Chrysler, +3,9%).