La région bruxelloise est équipée d’une zone de basses émissions depuis 2018. L’année suivante, les véhicules diesel Euro 1 et Euro 2 ont été interdits d’accès à la capitale. En 2020, les moteurs diesel Euro 3 ont aussi été bannis.

Un nouveau palier sera franchi l’année prochaine, avec l’interdiction des voitures, camionnettes, bus et minibus Euro 4. Il s’agit de la dernière génération de véhicules diesel qui n’est pas équipée d’un filtre à particules. La norme Euro 5, équipée d’un tel filtre, ne sera d’ailleurs interdite qu’à partir de 2025.

À l’occasion du franchissement de ce nouveau palier, Bruxelles Environnement lance, ce lundi, une campagne de communication afin d’avertir le public concerné. "Un air sain, c’est comme les voitures, ça se partage" et "Un air plus sain, ça nous transporte tous" sont les deux slogans qui seront diffusés sur différents canaux pendant trois semaines : écrans digitaux, bâche de 67 m² sur l’E40, spots radio, réseaux sociaux…

L’idée est de mettre l’accent sur les avantages de la zone de basses émissions, plutôt que sur les désagréments occasionnés aux automobilistes.

Moins de pollution

Selon Bruxelles Environnement, la zone de basses émissions commence d’ailleurs à produire ses effets sur la qualité de l’air. En 2019, une réduction des concentrations de polluants liés au transport routier a été observée. "Les concentrations annuelles de dioxyde d’azote (NO2) ont diminué de 10 % en moyenne sur toutes les stations de mesure de la région", indique Bruxelles Environnement. "Les concentrations de Black Carbon (BC) affichent aussi une tendance à la baisse sur l’ensemble des stations."

Rappelons qu’une période de transition de trois mois est prévue après le franchissement d’un nouveau palier. "Ce n’est qu’à partir du 1er avril 2022 que les conducteurs en infraction recevront une amende de 350 euros", précise Bruxelles Environnement.

Le site internet de la zone de basses émissions compile différentes informations à destination des automobilistes concernés par la mesure : alternatives possibles à la voiture, ligne du temps des interdictions…

Précisons également que les propriétaires de véhicules à essence ont moins de soucis à se faire. En effet, la génération Euro 2 essence ne sera interdite qu’à partir de 2025.