Cela a permis à l'État belge de gagner 40 millions d'euros supplémentaires en TVA et en accises. C'est ce qu'a calculé la Fevia, la fédération de l'industrie alimentaire. Selon la Fevia, le nombre d'achats de produits alimentaires aux frontières a diminué de 30 % sur l'ensemble de l'année. 

"Cela s'est produit en plusieurs vagues", explique Carole Dembour, conseillère économique à l'association professionnelle. "Nous avons d'abord eu la fermeture totale des frontières au deuxième trimestre. Puis les frontières se sont ouvertes et nous avons constaté que les achats aux frontières ont immédiatement retrouvé leur niveau normal." Le verrouillage dans le quatrième quart-temps a conduit à un autre rebondissement.

Cela a profité au trésor public, qui a ainsi vu affluer 40 millions d'euros supplémentaires de TVA et de droits d'accises, indique M. Dembour. Le calcul suppose que les Belges ont continué à acheter tout ce qu'ils ont acheté de l'autre côté de la frontière en 2019, de notre côté de la frontière pendant les périodes où les achats frontaliers ont chuté. "Bien sûr, globalement, l'État a empoché moins d'accises, puisque toute l'industrie hôtelière est fermée", souligne M. Dembour.