Les différentes organisations patronales en Flandre ne sont pas tout à fait d’accord sur ce qu’il adviendra des compétences du marché du travail lors de la prochaine réforme de l’État. C’est ce qu’il ressort de l’audition de l’Unizo (Classes moyennes flamandes), du Voka et de la Fédération des entreprises de Belgique (Feb) en commission des Affaires institutionnelles du Parlement flamand ce lundi.

Unizo et Feb estiment que le critère n°1 présidant à une régionalisation ou une refédéralisation d’une compétence doit être l’efficacité. La Feb a même précisé que la sécurité sociale et le droit du travail devaient rester nationaux et qu’il serait préférable de redéfinir un certain nombre de compétences (par exemple, les titres-services). Le réseau d’employeurs flamand Voka, en revanche, a expliqué que la Flandre devrait se voir attribuer davantage de "leviers complets" dans le domaine de la politique du marché du travail. Pour Hans Maertens, directeur de Voka, la Belgique se compose de trois marchés du travail clairement différents.