Vers 15H10 GMT (16H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars gagnait 3,64% à Londres par rapport à la clôture de lundi, à 52,95 dollars.

Le baril américain de WTI pour le mois de février grimpait de son côté de 4,41% à 49,72 dollars.

La rumeur d'un accord trouvé par l'Arabie saoudite et la Russie, les deux poids lourds de l'alliance, "semble bien être la force motrice" du marché, a indiqué Craig Erlam, analyste de Oanda, à l'AFP.

Celui-ci porterait sur le maintien en février du niveau actuel des quotas de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses alliés, réunis sous la bannière Opep+, et non l'ouverture de leur robinet d'or noir comme aussi envisagé.

"Une approche plus conservatrice de la part du groupe, compte-tenu de la période d'incertitude dans laquelle nous nous trouvons, est très bien accueillie par les marchés et devrait maintenir des prix élevés", a poursuivi M. Erlam.

Cependant, les membres de l'Opep+ qui sont censés reprendre mardi leur premier sommet interministériel de 2021 ajourné la veille n'ont pas communiqué officiellement les résultats de leurs échanges.

"Les détails de l'accord seront essentiels", rappelle d'ailleurs l'analyste de Oanda.

Lundi, les ministres de l'alliance s'étaient quittés divisés entre une approche prudente, qui passe par le maintien en l'état des coupes actuelles, et la tentation de réinjecter jusqu'à 500.000 barils quotidiens sur le marché le mois prochain, à l'image de ce qui avait été décidé en décembre pour janvier.

Deux lignes incarnées par l'Arabie saoudite d'un côté, chef de file du cartel, et la Russie de l'autre, qui emmène les alliés.

Le WTI et le Brent se rapprochent par ailleurs de leurs précédents records en dix mois atteints lundi à l'entame de la première séance de l'année, à respectivement 39,83 et 53,33 dollars le baril.