Vers 11H30 GMT (12H30 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février lâchait 0,55% à Londres, à 50,92 dollars.

Le baril américain de WTI pour le mois de février cédait de son côté 0,69% à 47,79 dollars.

Après avoir atteint leurs plus haut niveaux depuis le début de la pandémie vendredi, à 52,48 dollars pour le Brent et 49,28 dollars pour le WTI, les cours ont enchaîné deux séances de baisse marquée et un rebond, signe de l'incertitude du marché.

"Pour l'instant, la situation n'est pas bonne, mais les investisseurs s'accrochent à l'idée que l'année prochaine les choses vont sensiblement s'améliorer", a expliqué Naeem Aslam, analyste chez AvaTrade, pour expliquer la résistance des cours du brut.

"Les investisseurs liquident leurs paris à la baisse, c'est une position trop risquée avant un long week-end", estime pour sa part Sukrit Vijayakar, analyste chez Trifecta.

La veille, les cours avaient été soutenus par un recul plus marqué que prévu des réserves de brut des Etats-Unis.

Jeffrey Halley, analyste chez Oanda, prévenait cependant que la volatilité observée ces dernières séances pourrait revenir en raison des volumes réduits par les fêtes.

"Tout va dépendre de la situation aux Etats-Unis sur le plan de soutien à l'économie, où tout peut arriver", estime-t-il.

Le président Donald Trump a menacé les élus du Congrès de ne pas signer l'accord sur un plan de relance de l'économie de quelque 900 milliards de dollars.

Ce plan, qui inclut des chèques aux familles en difficulté, pourrait réveiller la consommation en carburant et énergie de la première économie mondiale.