• Vers 14H50 GMT (16H50 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 43,45 dollars à Londres, en hausse de 1,28% par rapport à la clôture de mardi.
  • A New York, le baril américain de WTI pour le mois d'août gagnait 1,17%, à 40,76 dollars.

Proche de l'équilibre peu avant, les cours de référence se sont redressés à la publication par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) d'une chute des stocks de brut dans le pays, alors qu'une petite hausse était anticipée par un collège d'analystes.

Les investisseurs attendent par ailleurs les conclusions d'une réunion des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés ayant commencé peu après 13H00 GMT et qui doit statuer sur le niveau des coupes de production de l'alliance pour le mois d'août: passeront-elles à 7,7 millions de barils par jour (mbj), comme prévu, ou seront-elles maintenues à 9,6 mbj?

"Personne ne peut vraiment s'attendre à ce que l'Opep+ maintienne les réductions actuelles en août", a estimé Paola Rodriguez-Masiu, analyste de Rystad.

"Augmenter la production de 2 mbj n'est pas rien, mais la reprise de la demande, même si elle est un peu plus lente que prévu, le justifie", a-t-elle ajouté.

Les discours introductifs à cette réunion par les ministres de l'Energie saoudien et russe, retransmis sur le site du cartel, allaient dans ce sens.

"Nous voyons des signes encourageants du côté de la demande", a expliqué le ministre saoudien de l'Energie, le prince Abdelaziz ben Salmane,, un constat partagé dans la foulée par son homologue russe Alexandre Novak qui en déduit un allègement des coupes à 7,7 mbj "justifié".

Les investisseurs disposent par ailleurs d'autres éléments pour encourager la hausse des cours.

D'abord les chiffres publiés mardi dans le dernier rapport mensuel de l'Opep montrant que la production a de nouveau reculé au mois de juin, signe du sérieux de chacun de ses membres à se conformer aux coupes drastiques, et qu'un rebond de la demande de 7 mbj est désormais attendu en 2021.

Ensuite l'annonce par la firme de biotech Moderna du lancement prochain de la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19.