Comparé au deuxième trimestre 2019, le plongeon de la troisième économie de la zone euro est encore plus vertigineux, à -17,7%.

Le 31 juillet, l'Istat avait fait état, dans son estimation préliminaire, d'une chute du PIB de 12,4% d'un trimestre sur l'autre et de 17,3% sur un an.

Sur les six premiers mois de l'année, la baisse atteint 14,7%.

"L'estimation complète des comptes économiques trimestriels confirme l'ampleur exceptionnelle de la baisse du PIB au deuxième trimestre du fait des effets économiques de l'urgence sanitaire et des mesures de confinement adoptées", a souligné l'Istat dans son commentaire, en évoquant des baisses d'une ampleur jamais vues depuis le début des statistiques en 1995.

L'Italie, premier pays touché en Europe par l'épidémie, a imposé de strictes mesures de confinement en mars et avril, paralysant une grande partie de son activité économique.

La péninsule devrait subir cette année sa pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un plongeon du PIB estimé, selon les experts et les scénarios, entre 8 et 14%.

L'ensemble de l'économie mondiale est durement affectée. La zone euro a vu son PIB chuter dans des proportions jamais vues au deuxième trimestre (-12,1%, selon la première prévision publiée fin juillet).