C'est ce qui ressort mercredi des calculs du Bureau fédéral du Plan. Le plan de relance belge aura également un effet positif sur les finances publiques, car d'ici 2026, la dette publique diminuerait de 0,5 % du PIB. Le secrétaire d'État à la Relance Thomas Dermine (PS) a donné un aperçu à la mi-avril de la manière dont les fonds du Fonds de relance coronavirus de l'UE seraient dépensés dans notre pays. 

Au total, la Belgique souhaite soumettre 87 projets d'investissement et 34 projets de réforme pour un montant total de 5,925 milliards d'euros. Les investissements seront répartis sur une période de six ans. Le secrétaire d'État prévoit de dépenser 1,107 milliard des 5,9 milliards dès cette année, soit 19 % de la somme. 2022 sera l'année de pointe, avec plus d'un milliard et demi d'euros d'investissements, soit plus d'un quart de la somme. Les investissements s'estompent ensuite lentement, et il ne reste plus que 374 millions en 2026.

Effets à court et à long termes

Le Bureau fédéral du Plan a calculé l'impact du fonds de relance sur l'économie belge. Cela montre un effet positif à la fois à court et à long terme. En 2022, lorsque la plus grande partie du budget sera investie, le PIB augmentera de 0,2 %. En outre, 4 000 nouveaux emplois seraient créés. En 2026, la dette publique diminuerait de 0,5 % du PIB. Cet effet positif sur le PIB se poursuivrait également en 2030 (+0,2 %) et en 2040 (+0,1 %). En 2040, le plan permettrait encore de créer 1 000 emplois supplémentaires et de réduire la dette publique de 1 %.

Le Bureau du Plan note que ces effets peuvent sembler modestes à première vue, mais la partie réforme du plan n'a pas été prise en compte. En outre, l'allocation européenne ne représente que 0,2 % du PIB pour la période 2021-2026. Le cofinancement public et privé et les plans de relance plus larges des régions et du gouvernement fédéral pourraient multiplier l'impact, tandis que les mesures de relance dans les autres pays européens pourraient également avoir un effet favorable sur l'économie belge.