Nest (National Employment Savings Trust), créé par le gouvernement en 2008, compte plus de 9 millions de membres et gère plus de 12 milliards de livres (13,3 mds EUR) d'actifs au total.   
 
Il dévoile dans un communiqué de nouvelles ambitions pour verdir ses activités et respecter les accords de Paris sur le climat visant à limiter le réchauffement de la planète.

Parmi les mesures les plus concrètes, Nest va se désengager complètement d'ici 2025 des secteurs les plus polluants comme le charbon thermique, les sables bitumineux et les forages dans l'Arctique.

D'ici la fin de l'année 2020, il va même retirer ses fonds des entreprises de ces secteurs qui génèrent plus de 20% de leur chiffre d'affaires avec ces énergies fossiles.

En outre, il veut allouer 5,5 milliards de livres, soit 45% de son portefeuille, dans des actifs respectueux de l'environnement, en renonçant à des investissements dans les entreprises qui émettent le plus de CO2 (dioxyde de carbone). Il compte également investir directement davantage de fonds dans les infrastructures vertes.

"Comme le coronavirus, le changement climatique pose de sérieux risques à la fois pour nos épargnants et leurs investissements. Il peut causer des dégâts catastrophiques et complètement perturber la manière dont nous vivons", souligne Mark Fawcett, responsable des investissements chez Nest.

Compte tenu de son jeune âge, Nest gère encore peu d'actifs par rapport aux autres grands fonds de pension dans le monde, mais il grandit rapidement et collecte environ 400 millions de livres chaque mois.

D'ici la fin de la prochaine décennie, il devrait avoir des encours proches de 100 milliards de livres.

Ces annonces, qui rejoignent des initiatives similaires d'autres grands investisseurs institutionnels dans le monde, ont été accueillis favorablement par l'ONG ShareAction qui promeut une finance responsable.

"Nous espérons que cela encourage d'autres fonds de pension à avoir de plus grandes ambitions", relève Lauren Peacock, une responsable de l'ONG.

"Il est crucial que cet engagement pousse les entreprises à changer si nous voulons combattre la crise climatique", selon elle.