Des compagnies aériennes, soutenues par la France et plusieurs autres Etats européens, remboursent les billets des vols annulés seulement "sous forme d'avoirs" tout en promettant un remboursement en numéraire, si les consommateurs le réclament, mais avec au moins neuf mois de décalage afin de préserver leurs finances mises à mal par la crise. Les règles européennes donnent pourtant aux passagers le droit à un remboursement sous deux semaines.

Cette position des entreprises du secteur a été attaquée par des associations de défense des consommateurs. Et Bruxelles a lancé début juillet une procédure d'infraction à l'encontre de dix pays de l'Union européenne, dont la France, pour défendre le droit des voyageurs à se faire rembourser en cas d'annulation de leurs séjours en raison du coronavirus.

"Nous essayons d'obtenir encore de la Commission européenne le pouvoir de présenter des avoirs pour (...) différer le remboursement", a indiqué mercredi M. de Juniac, reconnaissant que c'était une position "difficile" et "pas appréciée par tout le monde".