Le trading de devises a progressé à un rythme plus rapide dans les marchés émergents que dans les pays développés au cours des trois dernières années, indique Bloomberg. Le trading de devises est stimulé par une augmentation des achats et des ventes automatisés ainsi que par la demande d'actifs plus risqués, selon la Banque des règlements internationaux (BRI).

Les devises des pays en développement représentaient 23% des échanges sur le marché mondial des changes en avril, contre 19% en 2016 et 15% en 2013, a déclaré l'institution dans sa revue trimestrielle. Le chiffre d'affaires quotidien moyen généré par l'échange de devises a augmenté d'environ 60% entre avril 2016 et avril 2019 pour atteindre près de 1,6 milliard de dollars.

Début 2016, les devises des marchés émergents ont entamé une reprise sur deux ans. A l'époque, les investisseurs se précipitaient vers des actifs à plus haut rendement. Cependant, l'inquiétude suscitée par l'impact d'une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a entamé certains de ces gains.

L'activité électronique a également stimulé le marché des contrats à terme non livrables (connu aussi sous le terme NDF, pour Non-deliverable forward). Ils sont souvent utilisés par les investisseurs pour parier sur la direction d'une devise et sont généralement négociés dans des centres financiers offshore. Malgré des restrictions persistantes sur leur convertibilité, les échanges de NDF avec la roupie indienne, la roupie indonésienne et le peso philippin ont plus que doublé, selon la BRI.