C'est ce qu'a annoncé la ministre flamande de l'Emploi Hilde Crevits (CD&V). En février, 287 197 personnes étaient temporairement au chômage en Flandre, soit plus de trois fois plus qu'un an auparavant. Afin d'avoir une meilleure idée des besoins de ces personnes, le VDAB a organisé une enquête.

Quarante pour cent des 5 000 personnes interrogées avaient été temporairement au chômage pendant au moins dix jours au cours de trois mois consécutifs. Dans ce groupe, plus de quatre personnes sur dix ont entre-temps suivi un cours, changé temporairement d'emploi ou fait du bénévolat. Quatre autres sur dix n'ont pas encore pris de mesures, mais sont intéressés.

Crevits veut se concentrer davantage sur ce groupe. "En avril, le VDAB lancera une campagne pour mettre en avant les formations, et les chômeurs temporaires recevront une communication adaptée", explique M. Crevits. "C'est déjà le cas le 13 avril. Plus de 40 000 chômeurs temporaires recevront ensuite un premier courriel dans lequel ils pourront indiquer leur intérêt. Les e-mails suivants seront adaptés à leurs intérêts."

Le sondage montre également que le chômage temporaire a un impact mental. En effet, 50 % des chômeurs temporaires intensifs (chômeurs temporaires pendant plus de 10 jours au cours de trois mois consécutifs) se sentent plus seuls. D'autre part, 40 % indiquent qu'ils peuvent se détendre davantage. L'impact est également financier : sept chômeurs temporaires intensifs sur dix doivent faire des économies.